w e l c o m e

w    e    l    c    o    m    e
"All for One and One for All "
welcome in life
-- •*`¯`*• `) : (`.•*`¯`*•--
(.•`(`.•.`) .•)

# Posté le dimanche 18 mai 2008 23:00

Modifié le vendredi 23 mai 2008 22:57

every seconde it's a new chance

Nous pensons communément que le but de la relation est de trouver la joie, le bonheur et lpanouissement dans le partage de la vie avec un autre. Il faut maudire notre solitude, la défaire, aller vers les autres, car ce n'est qu'hors de soi que l'on peut trouver ce qui nous rendra heureux. Nous avons besoin des autres et la solitude est un repli sur soi dont on doit sortir, pour exploser dans la relation à l'autre. Essayons de donner sa voix à cet implicite très présent dans l'attitude naturelle. Selon les croyances communes, qu'est-ce qu'une relation sérieuse ?
every seconde it's a new chance

# Posté le lundi 19 mai 2008 00:07

Modifié le mercredi 21 mai 2008 12:28

les autres!

La solitude existe là sans que l'on y soit pour rien. Elle vient avec notre vie dans ce monde. On n'est rien sans les autres et on entre dans le monde au milieu des autres ; mais, comme le autres n'ont d'abord de souci que pour lui-même, il nous faut lutter pour détourner leur attention vers nous. Il faut appeler l'autre dans la relation. Soi-même on ne représente rien. Il nous faut quelque chose d'autre ou quelqu'un d'autre pour mettre fin à notre solitude et à notre malaise. Nous débarquons dans le monde perdu, étranger, égaré et il faut bien que les autres nous reconnaissent tel que nous sommes et entendent notre appel. S'il y a bien une chose que je puis exiger de l'autre, c'est qu'il m'écoute, me réponde et me porte secours. C'est ce que veut dire responsabilité. C'est le sens premier de la dignité de la personne que d'être une individualité capable de réponse. Un être humain n'est pas un pot de fleur, il peut être interpellé, il peut répondre à l'appel d'un autre être humain. Donc me répondre. On naît faible et dépendant, comme de hasard, dans un monde incertain. C'est notre faiblesse, nous avons besoin des autres. Nous sommes toujours dépendant d'un autre en particulier et c'est la même chose qu'être interdépendant. Il faut donc travailler à construire ici bas nos relations, car elles ne vont pas de soi. Il faut les construire. Comme une araignée qui tisse sa toile autour d'elle. Une relation c'est un fil que l'on tire de soi vers l'autre et qui permet de relier l'autre à soi, de nouer des attachements solides. Les relations sont différentes. Il y a des relations superficielles liées à une utilité momentanée et d'autres qui répondent à des besoins qui sont plus durables. C'est le rôle de la société de renforcer les liens entre les individus. Le lien de dépendance mutuelle, c'est la solidarité. Cependant, la société ne peut pas tout apporter. Nous avons tout intérêt à développer des relations privilégiées parmi d'autres sans importance, mais que la société doit assurer .
les autres!

# Posté le lundi 19 mai 2008 00:29

Modifié le mercredi 21 mai 2008 12:31

La relation privilégiée

La relation privilégiée, c'est ce que tout le monde appelle l'amour. L'amour tient à la solidité de l'attachement que l'on a pour un autre. A l'attachement à un partenaire, à une famille. L'amour tire sa valeur du plaisir que l'on en retire, mais il est d'abord établi sur la base d'un échange, où chacun doit apporter ce dont l'autre a besoin. Si chacun y met du sien, la condition est remplie, la relation est durable, parce qu'elle est fondée sur les besoins mutuels et leur satisfaction. La société a légalisé cet échange sous la forme de contrats et c'est le sens du contrat de mariage qui permet d'assurer à chacun la sécurité de la satisfaction de ses besoins, dans un cadre légalement reconnu. Personne ne peut se suffire à lui-même. Le mariage est un engagement pris devant Dieu et devant la Société par lequel chacun des partenaires accepte de se mettre au service de l'autre pour répondre à ses besoins. Une relation est fondée sur une demande et l'engagement permet de fixer les obligations de chacun. S'engager, c'est accepter un sacrifice relatif, mais gagner en retour la sécurité que donne la relation. Si on s'y engage, c'est pour trouver une sécurité. Dans la sécurité crée par un attachement déclaré, on peut être certain que l'amour sera exclusif. C'est seulement sous cette condition que l'on peut être heureux, parce que l'on est rassuré. Une relation solide ne peut pas être volage, car être volage c'est ne pas accorder une attention complète à l'autre ; et si on veut que chacun reçoive l'attention qu'il est en droit de d'exiger de l'autre, il faut par avance renoncer à la liberté. C'est le prix .
La relation privilégiée

# Posté le lundi 19 mai 2008 00:36

Modifié le mercredi 21 mai 2008 12:34

amour et liberté

L'amour et la liber ne vont pas ensemble, car l'amour doit répondre aux exigences de l'autre alors que la liberté ne se met qu'au service de soi-même. Il n'y a d'amour que conditionnel et la condition, c'est de répondre à la demande de l'autre pour en retour voir ses propres demandes satisfaites. C'est une question d'échange et de profit mutuel. Si nous plaçons notre affection dans un autre, nous lui apportons satisfaction et il est normal qu'il nous paye de retour. La réciprocité de l'échange assure le bénéfice mutuel. Si, dans le cadre d'un contrat, chacun s'engage à appartenir à l'autre affectivement, alors on est sûr de rester entouré et d'obtenir la satisfaction d'une relation réussie. Si l'autre m'appartient, parce qu'il a consenti à m'appartenir dans un engagement, je peux l'aimer. Si l'autre ne m'appartient pas, je ne peux pas l'aimer, je ne peux que le désirer, mais je n'ai pas l'assurance de voir mes demandes satisfaites. Alors à quoi bon maintenir une relation si elle ne satisfait pas à mes demandes ? Elle ne répondrait pas à mes attentes, elle ne serait pas à la hauteur de la promesse conclue dans l'engagement. On ne peut s'engager dans une relation que parce que l'on a l'espoir d'y trouver satisfaction. Sinon cela n'a pas de sens. Le but de la relation est de combler nos attentes. Si la relation n'y parvient pas, c'est qu'elle trahit les espoirs que l'on a pu y mettre. Elle devient décevante par la faute de celui qui n'a pas répondu aux conditions de l'engagement. Si les relations ne marchent pas c'est parce que les partenaires n'ont pas conscience du défi consistant à devoir, jour après jour y mettre du sien et satisfaire aux demandes de l'autre. C'est parce qu'à un moment on se rend compte que l'autre n'est pas à la hauteur, que nous en éprouvons de l'amertume. Mais nous avons raison de lui en vouloir, parce qu'effectivement la faute, c'est de ne pas tenir ses promesses, les promesses pour lesquelles nous avions accepté de nous engager dans la relation .
amour et  liberté

# Posté le lundi 19 mai 2008 01:10

Modifié le mercredi 21 mai 2008 12:37